jeudi 23 mars 2017

J'AI LU : LA TOUR


La Tour
Cecile Duquenne
Editions Voy'el
2015
Young Adult, Thriller


Jessica, 16 ans, se réveille dans un marécage artificiel aux dangers bien réels. Très vite, elle comprend qu'elle se trouve au sous-sol d'une étrange tour sans fenêtres, et que le seul moyen d'en sortir est de monter jusqu'au toit. Accompagnée de quelques autres jeunes, elle se lance dans l'ascension de sa vie, explorant chaque niveau, affrontant les dangers embusqués? Et les révélations. Car Jessica n'a plus aucun souvenir d'avant son arrivée ici. Ils lui reviennent par bribes, étage après étage, et plus elle en apprend, moins elle désire sortir ? surtout que son pire ennemi se trouve à l'intérieur avec elle. Bientôt, l'envie de se venger prend le pas sur l'envie de s'échapper? Et si en exhumant les secrets de son passé, Jessica levait aussi le voile sur la véritable fonction de La Tour ?


MON AVIS

Roman magistralement écrit, récit mené avec une belle maîtrise, le lecteur est enfermé dans la tour avec les protagonistes. Dès la première page, on est sous tension, on ressent l'angoisse stagnante, omniprésente jusqu'à la fin. Mais... Oui, car il y a un "mais"...  

Je n'ai pas vraiment accroché. Pourquoi ? Un trop plein d'invraisemblances et de désespoir pétrifient le roman et le suspens n'en est plus du tout captivant. Bien que singularités et bizarreries s'expliquent à la fin du livre, elles sont à l'origine de ma désaffection. 

Le lecteur franchit toutes les étapes en même temps que cette héroïne brisée par un drame dont elle ne se souvient pas au début. A chaque étage de la tour, les personnages retrouvent une partie de leur mémoire, mais ce même lecteur finit par se douter de quelque chose...
Quelque chose qui s'avère vrai à la fin du roman. J'avais 2 hypothèses finales, et j'espérai que ce ne soit tout de même pas cette solution, et bien si ! L'une de mes deux hypothèses était la bonne. 

Au début, je suis pourtant entrée dans le roman, car je n'avais aucun à priori négatif, bien au contraire, mais cette tour m'a lassée. Il n'y avait aucune progression positive, chaque étape franchie n'apportait pas son lot de lumière, disons plutôt que l'espoir mettait du temps à s'insinuer, mais au final il s'est avéré glauque. 

Culpabilité, vengeance, rédemption n'ont pas été ma tasse de thé, mais je n'ai pas pour autant abandonné ma lecture grâce à la superbe qualité de l'écriture, car ce fut un réel plaisir de découvrir la plume de Cécile Duquenne.  Je vais d'ailleurs m'empresser de commencer sa série steampunk "Les Foulards Rouges".

dimanche 19 mars 2017

J'AI LU : LES ETRANGES TALENTS DE FLAVIA DE LUCE


Les Etranges Talents de Flavia de Luce
Tome 1
Alan Bradley
Editions 10-18
Policier, Fantastique



Pour Flavia de Luce, presque 11 ans, la découverte d'un oiseau mort sur le seuil de Buckshaw, le manoir en ruine de la famille de Luce, constitue un mystère passionnant - d'autant plus qu’un timbre assez rare est planté sur son bec. Mais ce qui est encore plus curieux, c’est l'effet terrifiant produit par cet oiseau de malheur sur son père, veuf mélancolique et grand philatéliste. Bientôt, Flavia découvre quelque chose d'encore plus choquant gisant dans le champ de concombres qui confirme le drame annoncé par cet oiseau de mauvais augure. Alors que la police s’invite à Buckshaw, Flavia décide que c'est à elle de rassembler les indices et de résoudre le puzzle. Qui était cet homme qu'elle a entendu se disputer avec son père ? Que faisait ce funeste oiseau en Angleterre ? Qui est le vengeur d'Ulster ? Et, plus étrange encore, qui a dérobé une part de l’indigeste tarte à la crème anglaise préparée par Mrs Mullet et qui reposait au frais sur le rebord de la fenêtre ?


MON AVIS : 
(sans spoiler)

L'impertinence et l'intelligence de cette gamine attachante, astucieuse et cultivée, passionnée de chimie (surtout de poisons qu'à faible dose elle teste sur ses soeurs lol. C'est un peu la note gothique lol), ne font qu'ajouter au charme de ce roman policier bien ficelé, sans hémoglobine et sans violence à outrance. 

L'auteur n'a pas lésiné sur l'humour anglais, le vocabulaire est riche, bref, la plume est belle et élégante. J'ai aimé la narration à la première personne qui collait parfaitement au style de l'auteur. Et malgré la lenteur apparente de l'enquête, on ne s'ennuie pas une seconde. L'intrigue est originale, le récit rythmé et le dénouement réserve un palpitant coup de théâtre.

Notre jeune enquêtrice au flegme britannique devance la police avec quelque chose d'Alice au Pays des Merveilles dans l'Angleterre d'Agatha Christie, et cela m'a beaucoup plu ! L'histoire se déroule au tout début des années 50 mais par moments, elle pourrait tout aussi bien se passer dans les années 30 ou même 60, si l'on ne parlait pas de George VI et de la Seconde Guerre mondiale encore toute proche, et ce flou historique ajoute au brouillard de l'enquête.

Nous suivons donc Flavia et Gladys, sa fidèle bicyclette, qui la dépose où l'enquête entraîne notre héroïne, au fil de ses déductions. Après avoir découvert un homme entrain de mourir dans le carré des concombres du potager familial, Flavia va tenter de disculper son père que tout accuse. Pour cela, elle va enquêter sur un second assassinat perpétré des années auparavant. Tout part d'un timbre-poste apporté par un oiseau mort... 

Je lirai les tomes suivants avec beaucoup de plaisir.

samedi 18 mars 2017

J'AI LU : IMPYRIUM - LIVRE 1


Impyrium
Livre 1
Henry H. Neff
Editions Hachette Romans
Fantastique, Dystopie


Depuis trois mille ans, les Faeregine règnent sur Impyrium. Pourtant, au fil des siècles, leur magie s'est affaiblie. Aujourd'hui, elle n'est presque plus qu'un souvenir. D'autres mages, plus puissants, convoitent le trône. Hazel est le dernier espoir des Faeregine. Sa magie paraît sans limites. Mais est-ce une chance ou une malédiction, pour Hazel, pour sa famille, pour Impyrium ?



MON AVIS 

Plus j'avançais dans ma lecture, plus mon intérêt grandissait, plus j'aimais l'histoire, l'univers, les protagonistes. Une bien jolie surprise que ce premier tome des aventures d'Hazel et de Hob. Le seul bémol est la lenteur de l'évolution du récit, il n'y a pas vraiment d'intrigue, ni d'action à proprement parler, pas de conclusion non plus à la fin de ce premier tome, mais l'auteur a tout de même réservé quelques surprises et découvertes au lecteur.

On fait la connaissance de Hazel, princesse et membre de la fratrie triplée, chacune héritière potentielle de l'impératrice, leur grand mère. Or la jeune fille a une particularité qui en fait une paria à la cour, elle est née albinos. Parallèlement, on suit l'arrivée à Impyria du jeune Hobson Smythe, dit Hob, mineur de fond plutôt roublard, intelligent et cultivé, et futur espion, natif des Sentinelles, embarqué par Mr Burke vers un destin plus alléchant et lucratif mais néanmoins aléatoire : renverser le pouvoir en place depuis 3000 ans. 
Rien n'est fait pour que nos deux héros se rencontrent et pourtant...  Les chapitres sont alternés, tantôt on a le point de vue de Hob, et tantôt celui de Hazel. 

Si personne ne fait attention à "l'albinos", sa grand-mère impératrice, dite "l'Araignée", fonde de grands espoirs sur le talent pour la magie de notre héroïne, qui n'a rien de parfait puisqu'elle travaille mal en cours. Intrigues, jalousies entre membres de la noblesse, mystères,  manipulations, complots, le récit est plutôt fascinant et prometteur.

Ce roman n'est pas un coup de coeur au vu de la lenteur des événements, mais l'univers très bien travaillé, le décor subtilement bien planté et la plume alerte captivent, malgré tout, le lecteur, qui en redemande à la fin de ce tome 1.