dimanche 14 mai 2017

J'AI LU : LE ROYAUME DE MESSIDOR - TOME 1


Le Royaume de Messidor
Tome 1 : Derrière le Livre
Eunice D.M. 
Illustration de Couverture :
Alexandra V. Bach
Editions Rebelle
Fantasy Jeunesse


Un voyage en Écosse qui tourne au cauchemar. 
Un étrange livre. 
Un majestueux aigle noir. 
Et deux adolescents à la vie tout à fait normale. 
D’un côté, Thomas qui vit en France et, de l’autre, Anaël qui réside au royaume de Messidor. 
Leur rencontre était improbable, mais le destin en a décidé autrement !


MON AVIS


Roman Fantasy aux ingrédients très "jeunesse" mais aux descriptions néanmoins précises. La plume n'est hélas pas à la hauteur de l'univers et des prétentions de ce roman, la narration est lourde et maladroite, elle manque de pep's et surtout de charme, quel dommage ! J'aurais pu être embarquée dans la course folle, j'ai juste été me promener au ralenti.

Le lecteur fait la connaissance de Thomas, enfant adopté par une directrice d'école, à qui son oncle, qu'il ne connait pas encore, a offert un billet d'avion pour venir le rencontrer en Ecosse. 
Le voyage ne se passe pas comme prévu et Thomas se retrouve engagé dans une mission dans laquelle il doit aider Anaël, un fils de forgeron qui souhaite devenir chevalier. Cet autre adolescent vit au royaume de Messidor, ainsi que Shania, la fille d'un comte et Bizouille le lutin. On rencontrera plus tard un elfe qui les guidera de manière très protectrice et efficace. Les deux futurs amis communiqueront par télépathie et seront contraints de se faire confiance. La mayonnaise prendra et l'équipée sera héroïque.

Mais je ne me suis pas attachée aux personnages... Tant de choses m'ont gênée dans la narration...  Des descriptions scolaires, une rédaction plate, malhabile. Par exemple, dans un roman fantasy, au lieu de parler d'une altitude de 1700 m à propos d'une montagne, on préfère évoquer les hauteurs vertigineuses et la brume autour les sommets, cela donne une idée de la dimension, mais citer le chiffre d'altitude fait brochure touristique...  
C'est ainsi (et entre autres exemples de la lourdeur du style) que je suis restée sur le bord de la route qui aurait pu m'emmener au coeur de Messidor... 
A part cela, et ce n'est pas un détail, tous les ingrédients y étaient, l'univers fantasy dans la forêt des elfes, l'initiation, la quête, l'originalité du roman, (l'un des héros est transformé en majestueux animal pour se présenter à l'autre) et la surprise finale. Sans oublier le rébus à déchiffrer dans l'épilogue... Lien vers le tome 2.

lundi 17 avril 2017

J'AI LU : L'AUBERGE ENTRE LES MONDES - TOME 1


L'Auberge entre les Mondes
Tome 1 : 
Péril en Cuisine
Jean-Luc Marcastel
Editions Flammarion Jeunesse
Fantasy



Nathan est apprenti cuisinier dans une auberge réputée pour ses bonnes recettes. Avec son ami Félix, il sent très vite que cet endroit regorge de mystères. Les murs bougent, des créatures inquiétantes semblent vivre tapies dans l'ombre ; et il y a cette force qu'il ressent au plus profond de lui... Alors que les mondes s'affrontent, Nathan est le seul à pouvoir réconcilier les hommes et apaiser les conflits.


MON AVIS

D'emblée, le lecteur est happé par le souffle merveilleux de la plume de l'auteur, celle-ci toujours aussi élégante, par l'univers et par le récit, palpitant dès les premières pages. Je ne parlerai pas beaucoup des héros, je ne voudrais pas gâcher au futur lecteur, les surprises que j'ai eu en me laissant porter par l'histoire. Ce serait vraiment dommage. 
Donc surtout pas de spoil ! 
(Et pour encore moins de spoil, ne surtout pas regarder la 3e de couverture, à l'intérieur du livre, afin de ne pas découvrir trop vite les illustrations de 4 personnages avant la lecture, par contre, le lecteur peut étancher sa curiosité sur la 2e de couverture où figurent les 3 héros...) 

En gros, ce roman c'est Harry Potter en cuisine... La sauce prend dès le début, et ne retombe pas ! On fait la connaissance de Nathan et de Félix, deux ados orphelins et amis d'enfance. Ils sont déjà dans le train pour rejoindre leur lieu de job d'été, l'Auberge des Montagnes, en plein coeur du Cantal. Cette auberge est celle de monsieur Raymond, un de leurs professeurs de cuisine dans leur école hôtelière toulousaine. 
Dès le soir de leur arrivée, les choses vont tout de suite s'enchaîner d'une manière terrifiante, à tel point que Nathan va croire avoir eu de sévères hallucinations lors de son réveil le lendemain. Mais ces hallucinations vont aller crescendo, jusqu'à ce qu'il découvre enfin quel est cet endroit bizarre, pourquoi il est là et ce qui repose sur ses épaules...

La seconde partie du roman parait plus "jeunesse" que la première, avec une exploration dans d'étranges galeries. Mais la fin nous laisse dans une impatiente attente de la suite.

Encore une pépite de la part de l'auteur, pour nous régaler...

A la fin de ce roman, on enchaîne avec de savoureuses recettes de cuisine cantalienne, "racontées" par 2 protagonistes de l'histoire, un peu à la manière de celles qui figurent à la suite des romans de la saga Louis le Galoup du même auteur. De quoi réjouir les papilles du lecteur en attendant la lecture du tome 2...

dimanche 9 avril 2017

J'AI LU : A COMME ASSOCIATION - TOME 2


A comme Association
Tome 2 : 
Les Limites Obscures de la Magie
Pierre Bottero
Editions Folio Junior
Fantasy Jeunesse


Ombe, est lycéenne à Paris et adore la moto. Elle a aussi l'incroyable pouvoir d'être incassable ou presque. C'est pourquoi L'Association l'a recrutée comme agent stagiaire. Une stagiaire de choc, qui fait des débuts remarqués en explosant une bande de gobelins devant tous ses camarades de classe. Le problème ? La discrétion est une obligation absolue au sein de L'Association, comme le lui rappelle Walter, son directeur. Et à force de foncer tête baissée, Ombe l'incassable risque fort de comprendre ce que "ou presque" veut dire 


MON AVIS : 


Si le tome 1 m'avait enthousiasmée lors de sa découverte, le tome 2, quant à lui, ne m'a pas emportée dans sa magie promise, alors que je m'attendais à un épisode tout aussi bien tricoté. 
Bien sur, on suit la plume de Pierre Bottero, (auteur des séries Ewilan et Ellana que j'avais adorées) donc le roman se laisse parcourir sans déplaisir malgré certaines expressions un peu trop "djeuns" (surtout dans le langage de l'héroïne), comme un tout petit parfum de bit lit, ce qui nuit pour moi à une belle prose, et puis il reste très "jeunesse" alors que le tome 1, récit d'Erik Lhomme, était plus intéressant pour un lecteur adulte.

Cette fois-ci, on suit Ombe Duchemin, 18 ans et motarde, paranormale elle aussi, stagiaire à l'Association, la société secrète garante de la paix entre paranormaux, anormaux et humains. Ombe est un peu plus mature que Jasper (héros du tome 1) d'un côté, mais tout aussi maladroite et surtout moins bien élevée, sans oublier son ego surdimensionné. L'innocence et la modestie de Jasper charmaient, mais le coté suffisant d'Ombe irrite et enlève toute sympathie envers ce personnage effronté. 

Notre héroïne croit tout savoir et tombe, bien sur, sur un os pour résoudre sa première enquête. Sa deuxième tentative se révèle nettement plus efficace, contre un ennemi retors et malin, mais Ombe manque terriblement de panache. 
Tout est fait pour nous faire penser à un semblant d'héroïne bit lit, y compris lorsqu'elle pilote sa Kawasaki à 300 à l'heure, sur le Périph parisien, hum... pilote aussi chevronné à 18 ans... Oui pourquoi pas... Elle sait presque tout faire cette fille, mais elle n'a aucun savoir-vivre, aucunes manières, aucune éducation, aucun chic, bref sans intérêt. 
Ombe
Signe particulier : incassable. 
Aime : sa moto, tabasser les gros monstres, qu'on lui fiche la paix !
Mission : faire l'effet d'une bombe sur les trolls et les gobelins. 
Voilà à peu près le ton de la demoiselle...

Les événements s'enchaînent d'une manière prévisible dans ce roman, beaucoup trop pour que les effets de surprise puissent passionner le lecteur de plus de 11 ans. Malgré tout,  il y a ce mystère de l'homme à la moto, qui trouvera certainement son dénouement dans un prochain tome car on reste sur notre faim en ce qui concerne ce détail final. 

jeudi 23 mars 2017

J'AI LU : LA TOUR


La Tour
Cecile Duquenne
Editions Voy'el
2015
Young Adult, Thriller


Jessica, 16 ans, se réveille dans un marécage artificiel aux dangers bien réels. Très vite, elle comprend qu'elle se trouve au sous-sol d'une étrange tour sans fenêtres, et que le seul moyen d'en sortir est de monter jusqu'au toit. Accompagnée de quelques autres jeunes, elle se lance dans l'ascension de sa vie, explorant chaque niveau, affrontant les dangers embusqués? Et les révélations. Car Jessica n'a plus aucun souvenir d'avant son arrivée ici. Ils lui reviennent par bribes, étage après étage, et plus elle en apprend, moins elle désire sortir ? surtout que son pire ennemi se trouve à l'intérieur avec elle. Bientôt, l'envie de se venger prend le pas sur l'envie de s'échapper? Et si en exhumant les secrets de son passé, Jessica levait aussi le voile sur la véritable fonction de La Tour ?


MON AVIS

Roman magistralement écrit, récit mené avec une belle maîtrise, le lecteur est enfermé dans la tour avec les protagonistes. Dès la première page, on est sous tension, on ressent l'angoisse stagnante, omniprésente jusqu'à la fin. Mais... Oui, car il y a un "mais"...  

Je n'ai pas vraiment accroché. Pourquoi ? Un trop plein d'invraisemblances et de désespoir pétrifient le roman et le suspens n'en est plus du tout captivant. Bien que singularités et bizarreries s'expliquent à la fin du livre, elles sont à l'origine de ma désaffection. 

Le lecteur franchit toutes les étapes en même temps que cette héroïne brisée par un drame dont elle ne se souvient pas au début. A chaque étage de la tour, les personnages retrouvent une partie de leur mémoire, mais ce même lecteur finit par se douter de quelque chose...
Quelque chose qui s'avère vrai à la fin du roman. J'avais 2 hypothèses finales, et j'espérai que ce ne soit tout de même pas cette solution, et bien si ! L'une de mes deux hypothèses était la bonne. 

Au début, je suis pourtant entrée dans le roman, car je n'avais aucun à priori négatif, bien au contraire, mais cette tour m'a lassée. Il n'y avait aucune progression positive, chaque étape franchie n'apportait pas son lot de lumière, disons plutôt que l'espoir mettait du temps à s'insinuer, mais au final il s'est avéré glauque. 

Culpabilité, vengeance, rédemption n'ont pas été ma tasse de thé, mais je n'ai pas pour autant abandonné ma lecture grâce à la superbe qualité de l'écriture, car ce fut un réel plaisir de découvrir la plume de Cécile Duquenne.  Je vais d'ailleurs m'empresser de commencer sa série steampunk "Les Foulards Rouges".

dimanche 19 mars 2017

J'AI LU : LES ETRANGES TALENTS DE FLAVIA DE LUCE


Les Etranges Talents de Flavia de Luce
Tome 1
Alan Bradley
Editions 10-18
Policier, Fantastique



Pour Flavia de Luce, presque 11 ans, la découverte d'un oiseau mort sur le seuil de Buckshaw, le manoir en ruine de la famille de Luce, constitue un mystère passionnant - d'autant plus qu’un timbre assez rare est planté sur son bec. Mais ce qui est encore plus curieux, c’est l'effet terrifiant produit par cet oiseau de malheur sur son père, veuf mélancolique et grand philatéliste. Bientôt, Flavia découvre quelque chose d'encore plus choquant gisant dans le champ de concombres qui confirme le drame annoncé par cet oiseau de mauvais augure. Alors que la police s’invite à Buckshaw, Flavia décide que c'est à elle de rassembler les indices et de résoudre le puzzle. Qui était cet homme qu'elle a entendu se disputer avec son père ? Que faisait ce funeste oiseau en Angleterre ? Qui est le vengeur d'Ulster ? Et, plus étrange encore, qui a dérobé une part de l’indigeste tarte à la crème anglaise préparée par Mrs Mullet et qui reposait au frais sur le rebord de la fenêtre ?


MON AVIS : 
(sans spoiler)

L'impertinence et l'intelligence de cette gamine attachante, astucieuse et cultivée, passionnée de chimie (surtout de poisons qu'à faible dose elle teste sur ses soeurs lol. C'est un peu la note gothique lol), ne font qu'ajouter au charme de ce roman policier bien ficelé, sans hémoglobine et sans violence à outrance. 

L'auteur n'a pas lésiné sur l'humour anglais, le vocabulaire est riche, bref, la plume est belle et élégante. J'ai aimé la narration à la première personne qui collait parfaitement au style de l'auteur. Et malgré la lenteur apparente de l'enquête, on ne s'ennuie pas une seconde. L'intrigue est originale, le récit rythmé et le dénouement réserve un palpitant coup de théâtre.

Notre jeune enquêtrice au flegme britannique devance la police avec quelque chose d'Alice au Pays des Merveilles dans l'Angleterre d'Agatha Christie, et cela m'a beaucoup plu ! L'histoire se déroule au tout début des années 50 mais par moments, elle pourrait tout aussi bien se passer dans les années 30 ou même 60, si l'on ne parlait pas de George VI et de la Seconde Guerre mondiale encore toute proche, et ce flou historique ajoute au brouillard de l'enquête.

Nous suivons donc Flavia et Gladys, sa fidèle bicyclette, qui la dépose où l'enquête entraîne notre héroïne, au fil de ses déductions. Après avoir découvert un homme entrain de mourir dans le carré des concombres du potager familial, Flavia va tenter de disculper son père que tout accuse. Pour cela, elle va enquêter sur un second assassinat perpétré des années auparavant. Tout part d'un timbre-poste apporté par un oiseau mort... 

Je lirai les tomes suivants avec beaucoup de plaisir.

samedi 18 mars 2017

J'AI LU : IMPYRIUM - LIVRE 1


Impyrium
Livre 1
Henry H. Neff
Editions Hachette Romans
Fantastique, Dystopie


Depuis trois mille ans, les Faeregine règnent sur Impyrium. Pourtant, au fil des siècles, leur magie s'est affaiblie. Aujourd'hui, elle n'est presque plus qu'un souvenir. D'autres mages, plus puissants, convoitent le trône. Hazel est le dernier espoir des Faeregine. Sa magie paraît sans limites. Mais est-ce une chance ou une malédiction, pour Hazel, pour sa famille, pour Impyrium ?



MON AVIS 

Plus j'avançais dans ma lecture, plus mon intérêt grandissait, plus j'aimais l'histoire, l'univers, les protagonistes. Une bien jolie surprise que ce premier tome des aventures d'Hazel et de Hob. Le seul bémol est la lenteur de l'évolution du récit, il n'y a pas vraiment d'intrigue, ni d'action à proprement parler, pas de conclusion non plus à la fin de ce premier tome, mais l'auteur a tout de même réservé quelques surprises et découvertes au lecteur.

On fait la connaissance de Hazel, princesse et membre de la fratrie triplée, chacune héritière potentielle de l'impératrice, leur grand mère. Or la jeune fille a une particularité qui en fait une paria à la cour, elle est née albinos. Parallèlement, on suit l'arrivée à Impyria du jeune Hobson Smythe, dit Hob, mineur de fond plutôt roublard, intelligent et cultivé, et futur espion, natif des Sentinelles, embarqué par Mr Burke vers un destin plus alléchant et lucratif mais néanmoins aléatoire : renverser le pouvoir en place depuis 3000 ans. 
Rien n'est fait pour que nos deux héros se rencontrent et pourtant...  Les chapitres sont alternés, tantôt on a le point de vue de Hob, et tantôt celui de Hazel. 

Si personne ne fait attention à "l'albinos", sa grand-mère impératrice, dite "l'Araignée", fonde de grands espoirs sur le talent pour la magie de notre héroïne, qui n'a rien de parfait puisqu'elle travaille mal en cours. Intrigues, jalousies entre membres de la noblesse, mystères,  manipulations, complots, le récit est plutôt fascinant et prometteur.

Ce roman n'est pas un coup de coeur au vu de la lenteur des événements, mais l'univers très bien travaillé, le décor subtilement bien planté et la plume alerte captivent, malgré tout, le lecteur, qui en redemande à la fin de ce tome 1.

samedi 25 février 2017

J'AI LU : LUMIERE, LE VOYAGE DE SVETLANA



Lumière
Le Voyage de Svetlana
Carole Trébor
Editions Rageot
Fantastique Jeunesse


Hantée par la dernière volonté de sa mère adoptive, Svetlana quitte le Paris des Lumières pour rejoindre la Russie des tsars. Au cours de ce voyage, elle rencontre des êtres mystérieux, Varlaam et Mira, et se découvre d’étonnants pouvoirs... Pour accepter sa véritable identité, Svetlana doit affronter sa part d’ombre. Et qui, de Boris l’officier d’élite, ou d’Aliocha, le paysan rebelle, l’aidera à se révéler à elle-même ?





MON AVIS : 

La plume de l'auteure est jolie et j'ai beaucoup aimé ce voyage fantastique mâtiné d'Histoire, entre les bourrasques de vent, la neige et la glace dans la Russie des tsars. Nous plongeons dans le siècle des Lumières, à Paris, entre la fin du règne de Louis XV et la Russie de Catherine II, entre croyances païennes et savoir éclairé, tout en découvrant quelle est la véritable nature de notre héroïne.
Svetlana Horville a été adoptée quelques années plus tôt par un couple de Français, mais elle est née Russe et doit retrouver ses parents biologiques, Ania et Piotr Gronine, suite à la promesse faite à sa mère adoptive que la grippe a emportée quelques mois plus tôt.
C'est en triant les tableaux de cette mère artiste que Svetlana tombe sur son carnet de voyage qui relate les conditions de son adoption, douze ans plus tôt. 
Elle essaie alors de convaincre son père adoptif de s'embarquer dans ce voyage vers St-Petersbourg, mais c'est grâce en partie au philosophe Denis Diderot et à son voisin Guy que les choses se concrétiseront. 
De voiture en traîneau, elle rencontrera Aliocha, à la fois son binôme et son opposé, elle est une enfant des Lumières, une philosophe, et lui ne se fie qu'aux croyances et superstitions antédiluviennes des paysans russes... La raison est confrontée au surnaturel... Et l'histoire à suivre leur prouvera que tout a une importance...
Au cours de son voyage, Svetlana rencontrera de bien étranges personnages qui lui viendront en aide car la Russie de la tsarine n'est pas le Paris des Lumières... Je ne veux surtout pas parler de la quête de notre héroïne et dévoiler les jolies et mystérieuses surprises qui m'ont charmée et en priver le futur lecteur, donc je vous dirai que j'ai refermé le livre totalement ravie. On accompagne Svetlana dans ce voyage vers la Russie, l'on s'émerveille et l'on tremble avec elle, et à la fin de ce premier tome, on n'est pas déçu ! 

Sébastien Pelon, l'illustrateur, a réalisé une couverture (et des illustrations intérieures) des plus féeriques, qui fait de cet ouvrage un très bel objet livre.

mardi 21 février 2017

J'AI LU : LA GESTE D'ALBAN TOME 2


La Geste d'Alban
Tome 2 : L'Ombre de Montsalvy
Jean-Luc Marcastel
Illustrations de Jean-Matthias Xavier
Editions du Matagot -Nouvel Angle
Fantasy


Au coeur des terres d’Oc, il est un roc solitaire, battu par les vents, hanté par les ombres difformes des malebestes, où s’élèvent les remparts de Montsalvy et de son abbaye. C’est là qu’Alban, en route pour rejoindre Enguerrand de Trencavel, fait halte avec ses compagnons. Mais le Mont Sauveur mérite-t-il encore son nom ? Car le ver est dans le fruit. Une ombre sans visage s’étend sur Montsalvy. Alban saura-t-il lever le voile à temps pour sauver ses compagnons et la belle Lamia, au charme venimeux, qui semble cacher un lourd secret ? Masque pour masque, ombre pour ombre... Qui est qui et qui est quoi ? Il est temps de convoquer, dans les flammes de l’âtre, le souvenir du Lion Blanc d’Occitània. 



MON AVIS

Toujours chaleur et générosité de la part de l'auteur pour nous conter l'histoire d'Alban, sans oublier le panache avec lequel le récit est mené. Cependant, la trame prend son temps dans ce tome, car l'on avance peu dans l'intrigue. On découvre peu à peu et un peu mieux chaque membre de la troupe de théâtre qui a recueilli notre brêcheux après sa fuite du château de Tournemire. C'est donc à Montsalvy, où il ne fait pas si bon vivre, que la troupe d'Alban a fait halte... Comme l'accoutumée avec l'auteur, les revirements de situation arrivent toujours à point nommé pour relancer l'intérêt du lecteur (qui ne s'était pourtant pas émoussé ! lol) 
Le tome 3 doit paraître au printemps 2017.

dimanche 19 février 2017

J'AI LU : LA GESTE D'ALBAN TOME 1


La Geste d'Alban
Tome 1 : L'Enfant Monstre
Jean-Luc Marcastel
Illustrations de Jean-Matthias Xavier
Editions du Matagot - Nouvel Angle
Fantasy


Remontez aux origines des Malebestes. 300 ans avant l’histoire de Louis… Les Maljours s’achèvent à peine, la lumière caresse timidement les terres d’Oc blessées par le cataclysme. Les hommes luttent contre les Malebestes en un combat sans merci. 
C’est en cet âge sombre que nait Alban, un enfant difforme, touché par le souffle maudit de la Brèche du Diable. Rejeté par les siens après la mort de son père, il va, toujours masqué pour dissimuler son visage aux autres hommes… 
Alban deviendra pourtant le plus fameux des Traquebestes de son temps, un héros dont le nom restera, dans tous les cœurs, synonyme de courage et de vaillance. Dans son périple émaillé d’épreuves terribles, de violence et de merveilles, il rencontrera l’amitié et peut être l’amour, la trahison et le vrai visage du mal qui se répand sur les Terres d’Oc, pour enfin trouver son combat et tailler sa place en ce monde.



Illustrations Jean-Matthias Xavier


MON AVIS 

Avant Louis le Galoup, un jeune homme fit parler de lui en Occitania... Il se nommait Alban...
On croirait que le conteur du Galoup a renforcé sa verve, elle se fait plus sombre, plus ciselée, plus incroyable encore... Mais les valeurs du héros sont toujours celles d'un homme construit avec toutes les farines qui font le bon pain.

Il était une fois un conteur qui s'était invité chez nous... Il s'était installé au coin de l'âtre, et, à la lueur des flammes dansantes, nous avait raconté l'histoire de Louis, Louis le Galoup...  Vous vous souvenez ? Et bien ce conteur est revenu, il a de nouveau frappé à la porte, est entré, a posé son bâton de pèlerin, s'est assis devant le "cantou" (cheminée, pour les non initiés au parler occitan), et a repris son récit... Non, pas là où il s'était arrêté la dernière fois, car l'histoire de Louis est bien finie, on le laisse à sa Roussotte et à la vie sans malebestes ni siblaires... Non, cette histoire-là commence trois cent ans avant celle de Louis... Il s'agit de celle d'Alban.

Nous allons faire la connaissance d'Alban, de Lop, d'Enguerrand de Trencavel, d'Aymeric, de Jorge, de la belle Lamia... De nouveaux héros qui vont toucher le lecteur pour l'emmener vers Occitania.
Le roman débute par angoisse et combat, mais pourquoi en est-on là ? Alors fash back... La veille de ce jour de combat contre les matagots, sur le plateau du Larzac... Retour au château de Tournemire... A la malebeste qui rode... Les événements vont s'enchaîner, vite, puis se calmer, puis reprendre en intensité, en suspens, en gravité... Avec l'arrivée d'Aymeric et sa désinvolture, l'humour rendra plus léger le récit, mais ce qui parait logique dans ce qui va suivre, Jean Luc Marcastel tourne l'histoire à sa façon, celle à laquelle on ne s'attend pas, il lui porte le souffle épique et piquant, (si tant est que l'on avait cru deviner le déroulement ! lol) pour faire palpiter le coeur du lecteur...

samedi 18 février 2017

J'AI LU : LOUIS LE GALOUP TOME 5



Louis le Galoup
Tome 5 : Le Coeur de Tolosa
Jean-Luc Marcastel
Illustrations de Jean-Mathias Xavier
Editions du Matagot - Nouvel Angle
J'ai Lu
Fantasy


L'ombre recouvre Tolosa... Derrière les murs de la ville rousse, le noir Vicomte, s'apprête à épouser Darne Stéphanie pour s'approprier ses pouvoirs, et noyer Occitània dans ses ténèbres... À jamais. Entre lui et ses sinistres desseins ne se dresse plus qu'une ombre hirsute et sauvage, lancée à la rescousse d'une petite sorcière rouquine. Mais sous les cendres de la résignation, les braises de la liberté couvent encore... Il est l'heure, une fois de plus, de se rassembler au creux enfumé de l'âtre, pour une dernière veillée. Ce soir, je vous révélerai le secret redoutable du coeur de Tolosa... et le choix de Louis, entre ombre et lumière, pelage blanc ou pelage noir.


Une apothéose que ce tome 5 d'une forte intensité. A Tolosa, (Toulouse, dont la description par l'auteur de l'approche de la ville par nos héros est sublime), Louis vient délivrer sa mère et Margot, sa louve, mais aussi tout le peuple d'Occitania. Les héros ont gagné en puissance et en maturité, et la bataille finale laisse le lecteur sous l'émotion. Nos héros ont affaire à la noirceur de l'âme humaine, eux ne sont pas parfaits non plus, mais leur union, leur amitié ou leur amour créeront la force qui anéantira la force obscure. Une belle leçon de vie, d'humanité, ce roman est joli, presque bouleversant. Références historiques, héraldiques, géographiques, tout est extrêmement bien précisé, encastré, "tricoté" avec art et poésie dans ce roman.
Toujours le même émerveillement à lire, à suivre, à se délecter de la plume subtile et alerte de Jean-Luc Marcastel, et à savourer du regard les illustrations de Jean-Mathias Xavier dont les dessins personnifient à la perfection les héros de la saga. Je remercie l'auteur pour m'avoir fait vivre quelques-unes de mes plus belles heures de lecture, un de mes plus beaux moment littéraires avec une saga de cette intensité là.




"Le garçon de Mandailles, le Louis paisible tout empêtré dans sa carcasse trop vite poussée, qui ne s'énervait qu'une fois l'an, et encore, bonne pâte comme pas deux, avait disparu avec ses rondeurs d'enfance. Plus ferme ici, plus creux là, une nouvelle flamme au fond de l'oeil que l'on imaginait sans mal prompte à se répandre, à l'embraser comme bois sec, il en imposait. Il y avait dorénavant chez lui une certaine noblesse, pas celle, affectée, des palais et des cours, mais celle plus brute, plus ancienne, plus sauvage, de la forêt, du prédateur."

vendredi 17 février 2017

J'AI LU LOUIS LE GALOUP TOME 4


Louis le Galoup
Tome 4
La Cité de Pierre
Jean-Luc Marcastel
Illustrations de Jean-Mathias Xavier
Editions du Matagot - Nouvel Angle
J'ai Lu
Fantasy 

On raconte qu'au fil de la Vézère, dans quelque méandre abrite du regard, s'élèvent de hautes falaises de pierre blanche que la lune, en son plein, se plaît à caresser. Là, agrippée aux rocs pâles, dominant la rivière au cours tranquille, se dresserait la plus étonnante et imprenable des forteresses. On dit aussi que dans ce nid d'aigle creusé à même la roche, dans cette cité verticale, les partisans du jeune Roy auraient répondu à l'appel du Galoup Blanc pour secouer le joug du tyran et de ses deux barons maléfiques. C'est ce havre légendaire que Louis et ses compagnons, traqués et poursuivis, tentent d'atteindre envers et contre tout... Mais pour leur salut ou leur perdition ? Car dans son donjon de Tolosa, telle une araignée patiente et retorse, le noir Vicomte tisse sa toile malfaisante...

MON AVIS

Thierry, Matthieu et Louis se dirigent vers Argentat pour retrouver Margot et Séverin mais ils devront fuir vers La Roque Saint-Christophe, (le lieu existe vraiment, comme les Tours de Merle dans le tome 3) berceau de la résistance loyaliste, car Malemort, le Grand Veneur est à leurs trousses. L'amour entre Margot la jolie Roussotte et Louis éclot au milieu du fracas des affrontements, c'est là aussi que l'apparition du jeune roy renforce l'allégeance de ses troupes... Révélations, action et romantisme dans ce tome 4 des plus réjouissants de la série. 

A la fin de chaque tome de cette magnifique saga, le lecteur découvre un "Petit Précis des Terres d'Oc" à destination du voyageur illustré par de magnifiques dessins de Jean-Mathias Xavier, d'excellentes recettes de spécialités bien de chez nous telle que l'aligot ou la truffade racontées par l'auteur, sans oublier quelques précisions sur les lieux et villes traversées et les principaux personnages du roman et tout cela sur le ton du conteur propre à ce roman. 
Cette saga est un must ! 

jeudi 16 février 2017

J'AI LU LOUIS LE GALOUP TOME 3


Louis le Galoup
Tome 3 : Le Maître des Tours de Merle
Jean-Luc Marcastel
Illustrations de Jean-Mathias Xavier
Editions du Matagot - Nouvel Angle
et J'ai Lu
Fantasy


Les mâchoires du piège ont claqué à vide. Louis et ses compagnons, avec l'aide de leurs nouveaux alliés, ont échappé de peu à Malemort et au Siblaire, les noirs barons du Vicomte de Marsac. Mais on ne peut fuir indéfiniment. Il est temps pour Louis, s'il veut sauver ses amis et le royaume, de découvrir les secrets de ses origines, d'accepter sa double nature et de dompter sa bête intérieure. Pour cela, il doit quitter Séverin et la Roussotte et se rendre, seul, dans une vallée sauvage où, austères et revêches, se dressent les ruines des Tours de Merle. En ce lieu oublié, il espère trouver Lionel de Roquevieille, l'ami de son père qui, peut-être, pourra lui apprendre à maîtriser son don. Mais ce maître galoup, au pelage aussi noir que blanc, n'aime guère les visiteurs...


MON AVIS

Les Tours de Merle... C'est dans cet endroit sauvage et hors du monde que Louis va à la rencontre de Lionel de Roquevieille, autre galoup blanc, seigneur des Tours de Merle et ancien ami de son père, celui qui doit lui apprendre à accepter et à maîtriser son don, son "louvoir", cet autre lui-même. 
L'austère castrum de Merle dresse ses tours cariées sur l'horizon hivernal, il est le théâtre de ce tome 3 dans lequel, entre autres surprises, le lecteur découvre qui est la véritable mère de Louis, ainsi que son père... On fait la connaissance de Matthieu, des Chevaliers de l'ordre des Hospitaliers, et l'on retrouve un personnage que l'on ne s'attendait pas à voir porter l'armure. Thierry sera aux Tours de Merle aussi, le beau galoup blanc viendra prêter main forte à Louis et à Lionel dans la bataille finale... Le Siblaire et Marsac sont toujours aussi abjects et manipulateurs, quant à Malemort... Qu'en dire ? On sait désormais qu'il est pétri d'ambiguïté...  Un tome 3 mené tambour battant en action, en introspection et en émotion.

mercredi 15 février 2017

J'AI LU : LOUIS LE GALOUP TOME 2


Louis le Galoup
Tome 2 : Les Nuits d'Aurillac
Jean-Luc Marcastel
Illustrations de Jean-Mathias Xavier
Editions du Matagot - Nouvel Angle
Fantasy



Pourchassés par le Siblaire et ses limiers infernaux, Louis, Séverin et la Roussotte ont fui leur village au bout du monde, abandonnant derrière eux innocence et enfance. Sur les conseils de Thierry, le galoup blanc, resté en arrière pour retenir leurs monstrueux poursuivants, les trois compagnons descendent la vallée pour se rendre à Aurillac et trouver asile chez Masitre Lebreton. Mais encore faut-il entrer dans la ville et, une fois dedans, pouvoir en ressortir... Les murailles peuvent vite se transformer en piège mortel, surtout quand on y est enfermé avec les loups. Car l'ombre du Vicomte ne cesse de s'étendre sur le royaume et engloutira bientôt Aurillac. Dans la nuit qui monte, une tourmente approche, terrible, carnivore, sans repos, et cette tourment a un nom... Malemort. Le Grand Veneur chasse et sa proie... c'est Louis.

MON AVIS 

Louis, Severin et la Roussotte, nos héros, vont vivre de palpitantes aventures à Aurillac. Même si cela ne plait pas trop à Louis, il est obligé de poursuivre sa mission, devenir celui qu'il est appelé à être... Celui qu'il est déjà... Au fil de la saga, nous comprendrons le message livré par Louis le Galoup avec son "louvoir", d'abord réfractaire à cet héritage génétique, Louis devra le maîtriser afin que ce pouvoir ne décide pas à sa place, il sera ce que Louis en fera par ses agissements : un atout ou une arme. Comme l'âme humaine devient ce qu'elle est... Mais auparavant, il va falloir franchir les remparts et pénétrer en la cité d'Aurillac...
Pour trouver les alliés qui attendent nos héros, dont Maistre Lebreton. Mais le coté sombre veille aussi et traque Louis sans relâche dans ses rues... 

Pour sortir de la ville ce sera encore moins facile, le Grand Veneur chasse et le comte de Marsac envoie sa vouivre : le "SsssssSiblaire".... Mais ce qui attend Louis, et tout ce qu'il va découvrir, au fur et à mesure de la saga, sera étrange et palpitant... 
Je connais la cité d'Aurillac actuelle, et je l'ai découverte sous un tout autre aspect... Au temps où les forgerons étaient légion dans ce quartier Saint-Géraud, et je me suis demandée où pourrait bien se situer la boutique de Maistre Lebreton. La rue des Tanneurs m'a semblé plus... "olfactive"... Quant à la Place Saint-Géraud, devant l'Abbatiale du même nom, j'imagine très bien la scène du marché.  Au fil de la lecture de ce deuxième tome, le lecteur subit quelques sueurs bien froides... Et il n'a pas fini de trembler, ni de s'émerveiller ! L'auteur et l'illustrateur nous emmènent très loin, à la fois dans le temps et dans l'imaginaire, avec un bel et fort impact.




(c) Jean-Mathias Xavier
Louis et Margot en Fuite

J'AI LU : LOUIS LE GALOUP TOME 1


Louis le Galoup
Tome 1 : Le Vilage au Bout du Monde
Jean-Luc Marcastel
Illustrations de Jean-Mathias Xavier
Editions du Matagot - Nouvel Angle
Fantasy

La nuit, le feu, une grande forteresse assaillie, une créature monstrueuse, un loup terrible, un loup debout... Un galoup. Tel est le cauchemar qui hante Louis, dans son village au bout du monde, près de la Grande Brèche et de sa lueur maudite qui marque la fin du royaume et de toutes les routes... Ce royaume que l'ombre du Vicomte de Marsac, l'Usurpateur, et de ses terribles barons, Malemort et le Siblaire, ce siffleur infernal, recouvre peu à peu... Mais derrière le simple garçon des montagnes, un autre se cache, plus griffu, plus sauvage, qui attend son heure... Mais cet autre sera-t-il assez fort, assez terrible, pour s'opposer aux ténèbres et à ses émissaires ? Louis, accompagné par son frère, Séverin, et la Roussotte, ce joli brin de sorcière au caractère impossible, devra partir en quête de ses origines, après qu'une malebeste, une créature venue de la Grande Brèche, ait attaqué le village. Mais les nouvelles vont vite, quand on a des yeux partout, et la chasse infernale de Malemort, le Grand Veneur, le maître des galoups noirs, est déjà en route.


MON AVIS

Gourmand de mots, Jean-Luc Marcastel a mitonné ce roman au coin du Cantou, au son de la bûche qui craque sous la morsure de la flamme... Nous sommes en 1200 après JC, une grande brèche s'est ouverte en 999, (NB : sous le pontificat de Sylvestre II, dit pape Gerbert, lui aussi né vers Aurillac... près de Saint-Simon). 

De ce trou ouvert par les enfers, la "malfaisance" a fait vivre à l'homme bien des fléaux et a contaminé humains et animaux, de sorte qu'il ne faisait pas bon se trouver face à une "malebeste" prête à décimer un village entier. 
Cette "Grande Brèche" fictive divise la France en deux. 200 ans après, en ce Royaume d'Occitania, si bêtes ou hommes imprudents ou trop curieux s'en approchent de trop près, ils changent, se transforment... Et une "malebeste" égarée se montre encore de temps à autre... C'est l'expérience que va faire Louis. Pour sauver son frère, son étrange pouvoir dont il a remarqué les prémices depuis quelques temps, sans trop comprendre ces sensations et cette soudaine force, se dévoilera complètement à lui... 
Mais Louis n'en voudra pas de ce drôle d'héritage. Car il s'agit bien d'un "louvoir" (pouvoir du loup) dont ses gènes sont pourvus et non pas d'un mauvais sort. Et, ainsi que va le lui faire découvrir quelqu'un qui lui est bien plus proche qu'il ne le pensait, ce pouvoir, Louis peut le maîtriser.
Le louvoir du galoup en sera ce que Louis en fera... Il devra apprendre à le gérer, parvenir à le dompter, le dominer, s'en servir à bon escient dès le début de cette aventure, mais ce ne sera pas si facile... Louis devra fuir car l'éveil du "griffu" qui sommeillait en lui sera perçu par l'usurpateur du trône d'Occitania. 
Marsac enverra ses "sbires", Siblaire, Grand Veneur, leurs armées de galoups noirs, à sa poursuite. Cette grande chasse lancée contre Louis ainsi que la mission qui en découlera et lui incombera, l'entraînera avec Séverin, son frère, et la jolie Margot, cette rousse au caractère bien trempé, elle-même détentrice d'un "telloir" (pouvoir des femmes)... 
Ils partiront de Mandailles vers Tolosa dans une épopée, un combat, qui changeront leurs vies et celle d'Occitania. 
Ces trois-là seront liés à jamais dans cette passionnante saga fantastico-médiévale. Louis n'est pas au bout de ses surprises et le lecteur non plus... Mais je vous laisse trembler, vibrer, palpiter, sourire aussi, car ainsi que commence le roman de Jean-Luc Marcastel, "C'est l'heure du conteur, l'heure de Louis... Louis le Galoup..."



(c) Jean- Mathias Xavier
Louis à la Cascade du Luc

samedi 11 février 2017

J'AI LU : SIDHE TOME 1 : LA DISEUSE D'OMBRES


Sidhe 
Tome 1 : La Diseuse d'Ombres
Sandy Williams
Milady
Urban Fantasy


Étudiante à l’université d’Houston, McKenzie tente d’obtenir son diplôme et travaille en même temps pour le roi fae depuis des années, traquant les rebelles qui veulent conquérir le Royaume. Son travail n'est pas son seul secret. Elle est en couple avec Kyol, le Maitre d'arme du Roi mais les relations entre humain et Faes sont interdites. Quand McKenzie est capturée par Aren, le leader de la rébellion, elle apprend que rien n'est comme elle le pensait et doit désormais décider qui croire et choisir son allégeance dans cette terrible guerre civile

MON AVIS : 

D'entrée de jeu, on est dans le vif du sujet, MacKenzie, notre héroïne humaine, se fait enlever par les rebelles. Depuis 10 ans, elle aide la Cour à les traquer, justement ! La jeune femme a 26 ans et passe plus de temps à la Cour du roi fae que sur les bancs de l'université où elle aurait déjà dû obtenir sa licence de lettres...

MacKenzie est une héroïne sans trop de super-pouvoirs, seulement celui de lire les ombres. Elle est plutôt courageuse et intelligente, mais on lui ment à notre héroïne, on lui voile la moitié des choses et elle n'a aucune conscience de l'ampleur du conflit.... Qui doit elle croire dans cette histoire ? 

C'est là, en ne sachant pas à quel fae se vouer qu'elle commet des impairs, au risque de sa vie et de celle des rebelles. Elle voit bien que rien n'est cohérent, mais elle persiste dans son déni à cause de Kyol, maître d'armes du roi, le fae dont elle serait amoureuse alors qu'il fait passer ses intérêts et ceux de la Cour avant elle. Mais la Cour ne chercherait-elle pas à se servir de notre héroïne contre les rebelles ? Qui a raison ? 

Les rebelles vont lui démontrer la complexité et les incohérences de sa situation, des événements et des sentiments car Aren (que j'ai adoré dès le début), le fae rebelle aux erradataes qui courent partout sur McKenzie dès qu'il la touche, va lui faire réaliser bien des choses et tenter de lui monter le vrai visage de la Cour... 

Le récit est rythmé, la plume de l'auteure pas désagréable du tout. Au fil de l'histoire, on découvre les us et coutumes des faes, il y a moult scènes de bataille mais décrites avec talent, on suit parfaitement les actions, on tremble, on frémit, on angoisse et on savoure les aventures de nos héros rebelles. Une romance vient se greffer sur l'intrigue principale et nous avons là un triangle amoureux, mais une héroïne déterminée et efficace, donc sans trop d'hésitations et avec du bon sens ! lol 

Alors vite, il me faut le tome 2, puis le 3 car Sidhe est une trilogie.

dimanche 5 février 2017

J'AI LU : LES ENFANTS D'EREBUS TOME 3 : IMAGO


Les Enfants d'Erébus 
Tome 3: Imago 
Jean-Luc Marcastel
Editions J'Ai Lu
Fantasy, Steampunk


"Les événements terribles qui se sont déroulés en Egypte ont marqué Jade et ébranlé ses certitudes. Peut-elle encore se fier aux Chevaliers de Saint-Michel pour vaincre les enfants d'Erébus ? Et a-t-elle le choix ? Jusqu'aux confins de l'Antarctique et de ses effroyables secrets, tous les moyens sont bons pour être victorieux."


MON AVIS

Le premier tome de la série entamait un bon roman, il en avait tous les ingrédients, le tome 2, "Nymphôse", quant à lui, ourdissait de non-dits, de mystères et de questionnements, comme une lave sous-jacente, sous la braise des chapitres... Le tome 3, "Imago", ne faillit pas. Si l'on s'attendait à un récit explosif, il est encore plus étonnant, plus mouvementé, plus maîtrisé, plus ingénieux, inattendu, abouti, original, captivant et extraordinaire encore que supposé ! Ne comptez pas sur moi pour vous dévoiler, ne serait-ce que pour vous mettre l'eau à la bouche, le moindre indice sur ce tome 3 : je ne retirerai pas au lecteur le plaisir que j'ai eu à le découvrir et à me laisser emporter par ce dernier opus, mais sachez qu'il est à la hauteur, et même plus encore, que le laissait espérer le tome 1. Le dénouement n'a rien de classique, et faut-il le préciser encore, que les qualités et valeurs profondément humaines de l'auteur signent encore une fois, le fond de ce roman mâtiné de Steampunk. 

J'ai adoré "Les Enfants d'Erébus", une belle oeuvre fantastique, assaisonnée par juste ce qu'il faut de romance pour ne pas alourdir l'intrigue et l'action. Bien sûr, on assiste en même temps que Jade, aux révélations sur sa double identité et son destin, et enfin on sait tout sur les Chevaliers de l'Ordre de Saint-Michel. Le moteur des hommes reste l'espoir et cette humanité au fond de nous, celle qui rend tout possible et fait soulever les montagnes. Merci Jean-Luc Marcastel pour ce très beau message à travers ce roman.

J'AI LU : LES ENFANTS D'EREBUS TOME 2 : NYMPHOSE


Les Enfants d'Erébus
Tome 2 : Nymphôse
Jean-Luc Marcastel
Editions J'Ai Lu
Fantasy, Steampunk


A Paris, Jade a échappé de justesse aux horreurs qui se cachent sous Montmartre. A présent, un million de questions se bousculent dans sa tête. Il est temps pour elle de rencontrer les membres de la confrérie des Chevaliers de Saint-Michel, adversaires acharnés des enfants d'Erébus.



MON AVIS

Dans ce 2e tome des aventures de Jade de Carsac, celle-ci fait la connaissance de la Confrérie des Chevaliers de Saint-Michel, tapie dans leur fief Auvergnat. Le grand maître, Géraud de Morlon, apprend à Jade qui sont les Enfants d'Erébus, mais il y a urgence à contrecarrer leurs plans, Jade, Arsène et Ahar partent alors pour Le Caire où se trouve une certaine clé... Dans ce second opus, l'auteur entretient le suspens, il nous le dévoile au compte-goutte, nous détisse un à un les fils de l'intrigue, il nous ménage tout comme le fait Géraud de Morlon, dans son château du Cantal, lorsqu'il livre à Jade les origines des Enfants d'Erébus... Mais il ne lui dit pas tout, pas tout d'un coup... 

Dans ce second opus, l'auteur entretient le suspens, il nous dévoile des petits indices au compte-goutte, nous détisse un à un les fils de l'intrigue, il nous ménage tout comme le fait Géraud de Morlon, dans son château du Cantal, lorsqu'il livre à Jade les origines des Enfants d'Erébus... Mais il ne lui dit pas tout, pas tout d'un coup... Yasmine, l'épouse du comte, elle, se fait plus intrigante... Elle a ses raisons. Ce n'est certes pas pour nous déplaire. 
Et puis il y a Willem, l'extraordinaire jeune ingénieur assistant de Géraud, le créateur de toutes ces machines volantes et autres prothèses... 

La lecture va au rythme de l'histoire de Jade. Et l'on se sent comme le double intérieur de notre héroïne, ce double refoulé chaque fois qu'il tente de jaillir à la surface... Jusqu'à l'assaut final, au Caire, où cet autre Jade est loin d'être tombée de la dernière averse, mais l'amour de la jeune fille pour Arsène sera plus fort que la folie des enfants d'Erébus, et fera toute la différence. Cependant, n'oublions pas le machiavélique Schwartzkönig... 

J'imagine le ton du 3e tome, tout va se jouer, et tout ne sera que surprises... Et passion ! Quelle arrivée ! Au dessus de l'Egypte, nous sommes dans le cockpit de cette libellule géante, et nous survolons, tout comme Jade, les pyramides de Gizeh, les boulevards et les ponts du Caire... Et ce château dans le Cantal, il me semble bien le reconnaître, il s'agit du même château que celui de la Geste d'Alban : Anjony ! 

 Je me tais, je ne veux rien dévoiler, je vous laisse en compagnie de Jade et ses amis, bien des mystères planent encore sous la plume de l'auteur, mystères toujours écris avec la même virtuosité. Bonne lecture !